Le stress est l'ennemi invisible du bien-être humain depuis longtemps. Il existait depuis le début de l'histoire, mais ce n'est qu'en 1956 que ce mot fut introduit en médecine par le médecin québécois Henry Selye en publiant son livre
«
Le stress de la vie».

Selye, le père du concept de stress, a consacré une grande partie de sa carrière scientifique à l'étude du stress. Il définit le stress comme «l'ensemble des moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s'adapter à un événement donné».

Le stress est donc une réaction psychologique et / ou physiologique normale qui mobilise le corps pour mieux performer, ce que Selye a défini comme un «syndrome général d'adaptation».

Le stress n'est cependant pas toujours mauvais; il y a un bon stress et un mauvais stress.

Un bon stress est celui qui déclenche des réactions positives suite à une situation stimulante, comme la motivation, l'intérêt, la persévérance, la créativité et enfin le succès.

Quant au mauvais stress, il éprouve des sentiments d'angoisse, de peur de l'échec, des pensées sombres, des difficultés de concentration et peut donc conduire à l'automutilation.

Dire que le stress est un mal nécessaire n'est donc pas pertinent? En fait, c'est à nous de choisir comment le gérer. Avez-vous remarqué à quel point le son d'une cuillère qui tourne dans une tasse de café peut devenir agaçant? C'est pourquoi vous êtes trop tendu et qu'il est temps de réagir.

Il y a deux étapes à suivre pour réussir à gérer le stress:

  1. Identifier les signaux envoyés par l’organisme liés à une situation de stress.

  2. Reconnaître quels stressants sont en train de provoquer ces signaux.

Identifier les signaux

Tout d'abord, il faut admettre que nous réagissons différemment à la même situation stressante (ou presque) de la vie quotidienne. Les signaux envoyés par l’organisme humain dans un cas de stress se regroupent en quatre classes de réactions: 

  • physiologique : une accélération du rythme cardiaque et de la respiration, une pression sanguine élevée, une souche/contraction musculaire, une transpiration abondante, des maux de tête ou d’estomac, etc.

  • cognitive : des pensées négatives, des trous de mémoire inhabituelle, la manque de concentration, l’insomnie, etc.

  • émotionnelle : la colère, la peur, l’irritabilité, etc.

  • comportementale : cette classe regroupe toute modification  des habitudes de vie quotidienne comme la consommation excessive d’alcool.

Reconnaître les stressants

Un facteur de stress pourrait être un événement quotidien. Pensez donc à vous poser des questions autour de l'apparition des premiers signes de réactions de stress :  

  • Quand ces réactions ont-elles commencé?

  • Où étiez-vous?

  • À quoi pensiez-vous dans une situation spécifique? à l'école, par exemple.

  • Quelles personnes contactez-vous?

Réagir au stress

Une fois ces deux étapes sont réalisées, vous pouvez suivre cette petite liste de conseils:

  • Essayez d'éliminer les facteurs de stress si possible.

  • Faites des activités relaxantes comme le sport, le yoga, la lecture, etc.

  • Optez pour un discours interne positif: pas question que vous vous laissez être surmonté par le panique et gardez la tête froide.

  • Adoptez des habitudes saines: cela vous aidera en fait à minimiser la fréquence à laquelle le stress est déclenché pour vous. Une bonne hygiène de vie est une sorte d’auto-défense.